L'important, ce n'est pas de participer

Fille anxieuse

J’ai terminé mon baccalauréat au printemps dernier. C’est donc mon premier automne sans aller à l’école et sans pouvoir profiter de mon rabais étudiant sur ma carte Opus (ce que je regrette amèrement, je dois l’avouer).

Ne pas retourner à l’école cet automne m’a rappelé le stress occasionné face aux examens de mi-session. Ce besoin de performer et de «passer» mes cours, qui était en fait le même au Cégep et au secondaire et j’oserais même dire au primaire. Le besoin d’avoir une bonne cote R ou un bon GPA ; le score qui détermine ta vie, mais dont le calcul n’est pas possible à faire, à deviner et surtout à remonter.

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J’ai aussi été pendant plusieurs années dans des équipes sportives de compétition. Là aussi, on s’entend, le but est de performer.

L'anxiété de performance: un stress qui évolue

L’affaire, c’est que je croyais que ce stress de performance s’arrêterait le jour où je n’aurais plus besoin d’apprendre des choses par coeur la veille d’un examen.

Je suis sur le marché du travail depuis plusieurs années. Désolée de te l’apprendre, mais la culture de performance que tu as pu retrouver dans le sport ou à l’école peut se continuer aussi à ton bureau.

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J’adore travailler. Sérieusement. Je me définis beaucoup par mon travail. Je carbure au commencement de nouveaux projets et surtout à la réussite de ceux-ci. J’aime avancer vite, le plus vite possible! Et diversifier mes projets. Je jubile carrément quand je vois ma journée pleine, bien organisée, dans l’agenda de mon cellulaire.

La valorisation de l’over-time

Ce qui me surprend le plus au travail, c’est la valorisation de l’over-time. C’est difficilement compréhensible. On le sait que c’est néfaste et que ça nous brûle! Et pourtant, on y participe et on le renforce.

Tu sais, le regard réprobateur de tes collègues qui te voient partir à 17h alors que c’est l’heure à laquelle tu dois terminer? Ou ce même regard-là quand tu arrives en retard le matin? Est-ce que ça change vraiment quelque chose arriver à 9h15 au lieu de 9h00?

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Oui, ça change quelque chose!

Ça fait que j’ai peut-être mieux dormi, mieux pris le temps de déjeuner, mis le kit dans lequel je me sens mieux et surtout, ça a probablement diminué mon angoisse générale d’être à l’heure… pour éviter ce regard-là. Alors oui, ça change quelque chose.

On s’encourage mutuellement à vivre dans cette ambiance de surperformance. Que ce soit sur un terrain de soccer, assis devant un examen ou dans un bureau.

Franchir la ligne d'arrivée

Je suis une excellente candidate au burn out. J’angoisse beaucoup à l’idée de réussir tout ce que j’entreprends, sans avoir droit à l’erreur. Et pourtant, je vous assure que ce n’est pas sain, ni même presque pas productif à long terme, car on finit par craquer, même si on se croit invincible.

Aujourd’hui, j’essaie (je dis bien j’essaie!) de prendre plus mon temps, d’apprécier ce que je fais au moment présent sans regarder trop en avant. Je prends mon 15 minutes de plus.

Sache que lorsqu’on se fait vivre cette propre pression, on a également tendance à la faire vivre aux autres et on contribue à faire tourner cette roue sans fin d’environnement de surperformance.

L’important, ce n’est pas nécessairement de participer. C’est un peu plus complexe que ça. C’est plutôt de s’encourager, de se respecter et surtout, de prendre le temps de respirer.

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