Comment survivre aux climatosceptiques... avec Catherine Éthier

Catherine Éthier Catherine Éthier

Le

Chien qui a peur

Bise au cou!

DITES: avez-vous l’immense bonheur (celui qui fait se dilater les narines) d’être en contact occasionnel avec des climatosceptiques? Vous savez, ces gens charmants. Discrets. Tout en souplesse, en ouverture et en nuance. Des gens qui, bien qu’ils n’aient pas vécu l’époque de la Grande Dépression choisissent, DE LEUR PLEIN GRÉ, de refuser le concept du réchauffement climatique causé par l’homme (sa femme et son petit prince, aussi).

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Plus vif que la limette et prêt à vous ciseler l’âme avec ses arguments haute voltige, le climatosceptique se réveille la nuite pour vous texter, un 18 février à -47, de petites douceurs comme : « Il est pas mal drôle, le réchauffement climatique, han? BOUYA BOUYA BOU-BOU-BOUYA ».

(Les bouya se poursuivant jusqu’à l’aurore).

Vous aurez beau leur brandir cet article sur la couche de glace la plus solide de l’Arctique qui vient de se briser pour la toute première fois. Leur introduire doucement 150 études scientifiques. Des données colligées par la Nasa. MILLE FAITS. Un screenshot du béret de Colette Provencher qui part au vent dans un ouragan de la New Orleans ou le cri d’alarme d’Hubert Reeves, terré de frayeur dans un placard à moppes, qui explique l'alarmance de la situation avec des marionnettes faites à partir de soucisses à hotdog (pour ne pas être que brutalement scientifique), rien n’y fera.

Qu’importe la brise, le climatosceptique refuse toute forme de fait scientifique.

Mais par-dessus tout, le climatosceptique a toujours raison. TOUJOURS.

Comment faire, alors, pour se garder de somber dans un abysse de puissante colère et de catatonie? Voici quelques conseils simples (mais qui peuvent tous être remplacés par un cri primal sans fin au bord d’une falaise).

1. Dissipez la frayeur 

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Pourquoi le climatosceptique s’échine-t-il à tweeter des affaires de même?

Maxime Bernier CONNAÎT le CO2

Twitter

PARCE QU’IL A PEUR. Peur de tous ces faits scientifiques rigoureusement étayés. Peur que la Terre ne soit pas plate. Que cet ours polaire dénutri sur son petit carré de banquise à la dérive ne soit plus aussi duveteux quand il en achètera la fourrure pour sa sortie de bain.

Et dans la peur, le climatosceptique nie. IL NIE TOUT. Ce monde terrifiant n’existe pas. Le niveau des mers est stable. Le feu ne dévaste pas le jardin de Tom Hanks en Californie. Et ses pailles de cappuccino glacé n’iront pas se prendre dans le petit nez rose des tortues de mer au regard de biche.

IL A BESOIN DE RÉCONFORT.

Vous êtes à bout de mots pis de proverbes? Deux choses suffisent

1. Une paire de pantoufles en pain

Le réconfort d'une pantoufle de pain.

design-milk.com

2. Une photo d'un Michael ému d’Occupation Double.

Parce que Michael protège les plus faibles et ses larmes de torrent guérissent les cœurs brisés (et les brûlures au troisième degré causées par les incendies de forêt sèches sèches sèches).

Les réconfortantes larmes de Michael d'Occupation Double

noovo.ca

Une tasse d’eau bien chaude et un petit bec sur le front, puis ça ira.

2. Ne pensez qu'à vous

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S’il est une chose que le climatosceptique se refuse de faire, c’est de penser à autre chose que lui. Parce que tout ce qui impliquerait de changer ses petites habitudes et modifier son confort de tsar, il trouverait ça ben achalant.

Il veut continuer à manger du bœuf de Kobé. À commander une barge de tisheurtes à deux piastres qui ont passé 108 heures dans un avion et fait 96 trucks différents avant d’atterrir sur leur petit tronc lisse. Ils refusent que leur soit arraché le privilège d’aller chercher leur malle en Hummer.

Ils ne pensent qu’à eux? NE PENSEZ QU’À VOUS.

  1. Le pot de chambre : en leur présence, faites vos besoins dans un pot de chambre. À la photocopieuse? Pot de chambre. Au resto? Pot de chambre. Au baptême de leur plus jeune? POT. DE CHAMBRE. Puisqu’ils font ce qui leur plaît, ils seront ravis de voir que vous aussi, vous vivez le rêve de vous sacrer des autres pis de leur bien-être.
  2. Le jambon au foin : dès qu’ils pénètrent la pièce, lisez très fort et en boucle, sans arrêt, la recette de jambon au foin de Janette Bertrand, qui ne consiste qu’à sacrer un jambon dans un chaudron de foin mouillé. Le niveau des océans t’inquiète pas? Le niveau de cuisson du jambon au foin de Janette TE CAPTIVERA POUR TOUJOURS.
  3. La terrifiante Crunchy: mangez une barre de chocolat crunchy tout de suite après avoir mangé une autre barre de chocolat crunchy TRÈS PRÈS DU TYMPAN D’UN CLIMATOSCEPTIQUE (ça lui rappellera le bruit de la banquise qui cède et le rendra coucou coucou coucou).

3. Costumez-vous

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Les climatosceptiques ne peuvent pas VRAIMENT être sérieux avec leurs théories de réchauffistes, de complot pis de flippage de table. Il ne peut donc y avoir qu’une seule explication : ILS NOUS TIRENT LA PIPE DEPUIS LE DÉBUT.

Oui! Le climatosceptique est un farceur. Il le sait ben, au fond, que ça a pas de maudite allure, ce qu’il hurle en brandissant une chopine de sauce vide dans l’étal de blé d’inde du Métro. Depuis le début, tout ceci n’est qu’une farce! Une grande farce avec caméras cachées dans la boucle d’oreille de Peter McLeod.

Et c’est bien connu; les farceurs ADORENT les farces! Si le climatosceptique nous remplit ainsi depuis des années, c’est simplement parce qu’il espère que nous le lui rendrons en mille. Il veut jouer. Il se sent seul.

Comment le taquiner à la juste hauteur de l’éruption cutanée qu’il vous cause sur la paupière mobile? Costumez-vous en sa plus grande peur : LA VÉRITÉ.

La vérité effraie plus que tout le climatosceptique. Et ce qui est chouette, c’est qu’il y a huit milles façons de se déguiser en choquante vérité:

  • Déguise-toi en CV de Charles Tisseyre
  • En liste des ingrédients qu’on retrouve vraiment dans le sirop d’un pumkin spice latte (DU SUCRE ET UN CHEETO)
  • En sourcil non maquillé de Gwen Stefani
  • En pantalon blanc avec une tache de sauce à ribs (ça reste jamais blanc, un pantalon)
  • En érythème intercuissal de canicule en jupe
  • En script de la dernière scène de la série Mémoires vives

C’est pas le choix de cruelles vérités qui manque. Dans le doute, se costumer en Edgar Fruitier est toujours fière solution (mais un Edgar déshydraté qui fait la manche pour remplir son petit bidon d’eau vide en 2138 aura certes plus d’impact).

Ce que j’aime de ce conseil, c’est qu’il est simple simple simple. Han.

Bonne chance, là.


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