Comment réagir quand tu es victime de violence en ligne?

Sarah Mottet Sarah Mottet

Le

Fille triste avec cellulaire

J’ai assisté il y a quelques semaines au forum sur les cyberviolences contre les femmes organisé par le Réseau québécois en études féministes. Plusieurs intervenantes étaient présentes pour discuter d’un problème digne de notre époque : le cyberharcèlement. Le web étant maintenant omniprésent, c’est un phénomène nouveau qu’on découvre de plus en plus et duquel on apprend à connaître les conséquences.

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Cette conférence m’a confrontée pour plusieurs raisons. Premièrement, parce que le cyberharcèlement touche particulièrement les femmes. Deuxièmement, parce que j’ai déjà signalé de la violence en ligne. Et finalement, parce que je me suis demandée ce que je devais faire si ça m’arrivait un jour?

Contrer la cyberviolence

Le cyberharcèlement, c’est aussi appelé cyberviolence ou cyberintimidation. Le nom le dit, c’est de la violence en ligne. Et par en ligne, je veux dire partout : via nos réseaux sociaux, par message texte, par messagerie instantanée (comme Facebook Messenger), par email…tu comprends? Par tout ce qui peut entrer sur ton cell ou ton ordinateur.

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C’est full important de comprendre que d’adresser des messages haineux ou violents en ligne peut avoir des répercussions importantes. Ça en aura non seulement sur la personne qui l’envoi, mais surtout sur la personne qui les reçoit.

L’intimidation et le harcèlement se faisaient auparavant en face à face. Maintenant, ils peuvent être là 24 heures sur 24, 7 jours sur 7; sans répit. C’est plus insidieux qu’une insulte en pleine face. Ça peut nous gruger par en-dedans sans relâche.

Ça se peut même que tu en aies déjà souffert sans savoir vraiment quoi faire. Personnellement, j’ai déjà reçu des messages à répétition par exemple, même après avoir demandé à la personne en question de ne plus me joindre. J’ai donc bloqué l’utilisateur et ça en est resté là, heureusement.

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J’ai un petit mot à dire sur le signalement offert par les réseaux sociaux. J’ai souvent été frustrée par mes propres signalements qui n’avaient pas d’échos sur certaines plateformes. Je me suis demandé : qu’est-ce qui fait réagir le plus sur nos médias sociaux? Les vidéos de Arnaud Soly et sa flûte, les vidéos de chats et le hate. Plus de violence veut souvent dire plus de réactions, plus de commentaires, plus de partages… plus d’action sur les plateformes donc plus d’argent pour elles.

Mais que faire si on est victime de cyberviolence: 4 étapes  

Est-ce qu’on ferme notre cell en espérant que tout passe? Est-ce qu’on répond? On se roule en boule dans notre lit? QU’EST-CE QU’ON FAIT?

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1. Screen shot

C’est le temps de faire des captures d’écrans : textos, photos, messages. Tu dois garder des preuves de la cyberagression. On est toujours mieux équipé.e avec des preuves.

2. Quitte

Ce n’est pas tout à fait fermer son cell, mais presque. Le mieux à faire quand on reçoit des attaques, c’est de quitter l’environnement qui le cause. Il faut penser à soi avant tout.

3. Signale

Après avoir suivi les deux étapes précédentes, signale les commentaires, messages ou publications. La plupart des réseaux sociaux le permettent et même si ce n’est pas toujours concluant, ça n’empêche pas qu’il faut signaler les messages qui sont de la cyberviolence.

4. Dis-le à quelqu’un

Évidemment, je ne t’apprends rien : il faut en parler pour pouvoir s’aider.

En conclusion : soyez doux, soyez fins : un like vaut toujours mieux qu’une insulte en ligne!

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Sources:

https://www.cliquezjustice.ca/
https://www.needhelpnow.ca/app/fr/


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