La cyberintimidation : pourquoi il n’y a rien de cool là-dedans!

Anne-Marie Lobbe Anne-Marie Lobbe

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Fille découragée avec ordinateur devant elle

Sais-tu combien (sans les compter!) de textos tu envoies dans une journée? Ou encore combien de publications tu vois défiler devant tes yeux sur Facebook? Probablement pas : le texting et les médias sociaux font tellement partie de notre vie qu’on se demande ce qu’on ferait si, du jour au lendemain, nous n’avions pas accès à un cell ou à Internet, même pour quelques heures. Tout ce temps qu’on passe en ligne a donné naissance à la cyberintimidation et ça, il n’y a rien d’amusant là-dedans…

Quand la cyberintimidation te touche, ça fait toujours mal…

La cyberintimidation, ça marque toujours une vie et ça, autant d’un côté que de l’autre.

-Les répercussions sur l’intimidé sont évidemment plus frappantes. Il peut commencer à s’isoler, même de ses amis les plus proches, car sa confiance en lui en devient grandement ébranlée. Du stress, de la peur, de la détresse et même des idées noires peuvent s’emparer de lui. C’est pour ça qu’il est important de parler, de ne jamais garder ça pour soi parce que ça peut devenir lourd et changer une personne à jamais… Et si tu constates que quelqu’un de ton entourage en est victime, il faut lui venir en aide, lui faire savoir qu’il n’est pas seul.

-Même s’il peut sembler avoir le beau jeu, l’intimidateur ne se sort pas indemne de la cyberintimidation. Il peut être puni pour ses gestes que ça soit en se voyant banni des médias sociaux ou même arrêté et questionné par la police. Mais, c’est de vivre avec ça après, sur la conscience. De regretter pendant des mois, voire des années, un geste qui n’a pourtant pris qu’un seul clic sur la touche « envoyer »…

 

Quoi faire si tu es témoin de cyberintimidation?

Mine de rien, dans ce grand scénario qu’est celui de la cyberintimidation, le témoin est possiblement celui qui a le rôle le plus important. Pourquoi? Parce que l’intimidé n’a probablement pas le courage d’en parler, de peur que ça ne fasse qu’empirer la situation. Puis, l’intimidateur ne réalise peut-être même pas la gravité de ses gestes. Tu peux donc toi-même signaler un propos que tu trouves dérangeant sur Facebook ou les autres médias sociaux. Puis, encourage tes amis à faire la même chose. Si vous vous mettez à plusieurs à signaler les mêmes commentaires, votre « contre-attaque » aura encore plus d’impact!

 

Comment se reprendre en tant qu’intimidateur…

Parce que oui, ça peut tous nous arriver sans le vouloir… Tu fais une petite farce qui te semble anodine et tu l’envoies sans y penser sur « les internets »! Deux secondes plus tard, tu regrettes ton geste. Tu es tout à l’envers. Même si ta blague s’adressait à un de tes amis, il est possible que ça l’ait blessé. En théorie, rien ne « s’efface » sur le Web, parce qu’une fois que c’est vu, c’est vu et quelqu’un a peut-être sauvegardé ton commentaire ou ta photo avant que tu ne l’enlèves. Mais bon, fais-le quand même : supprime ton commentaire et excuse-toi, en privé, à la personne que ta joke visait. Tu peux aussi carrément remplacer ton commentaire par quelque chose comme : « Ayoye, excuse-moi! Je viens de réaliser que c’est vraiment poche ce que je t’ai dit… ». Si l’envie t’en prends, ajoute une série d’emojis, quelques-uns tristes et d’autres rigolos qui n’ont aucun lien (comme un extraterrestre, un fantôme, un ananas, etc.). Ça détendra un peu l’atmosphère et on verra que tu as de bonnes intentions. Non, ça ne veut pas dire que la cyberintimidation est à prendre à la légère, mais si ça peut apaiser la situation, tant mieux.   

 

La cyberintimidation : vaut mieux prévenir que guérir!

Malheureusement, personne n’est à l’abri de la cyberintimidation. Mais, ça ne veut pas dire que tu ne peux pas toi-même mettre en place quelques stratégies pour qu’elle garde ses distances! Voici 3 petits trucs pour tenir ce virus le plus loin possible de toi :

1. Ne fais pas à un autre ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse.

Oui, c’est exactement le type de phrase que tes parents te répètent depuis que tu es tout petit, mais c’est vrai! Tu as le droit de ne pas aimer la photo que quelqu’un met sur Facebook ou Instagram, mais à quoi ça te servirait de lui dire? Tu ne ferais que gâcher son bonheur… Bref, ça peut être bon de garder ses opinions pour soi, parfois. Parce qu’après, dis-toi que rien n’empêche cette même personne de venir rabaisser tes propres photos.

2. Protège ta vie privée.

Avant d’envoyer une photo dans ce grand univers qu’est celui du monde virtuel, assure-toi que ce seront les bonnes personnes qui la verront. C’est simple : tu n’as qu’à mettre tes paramètres de sécurité à « privé » plutôt que « public ». Tu t’éviteras bien des soucis et des maux de tête ainsi. Mais surtout, garde en tête qu’il faut toujours bien se questionner sur ce que tu mets en ligne, POINT FINAL! Si tu hésites à partager une photo, dis-toi que c’est parce qu’il est probablement préférable de ne pas le faire.

3. Ne sois pas trop sociable sur le Web!

N’accepte pas n’importe qui dans tes contacts, même si telle personne a une vingtaine d’amis en commun avec toi. Tu ne la connais pas ou tu ne sais pas trop ce que sa présence parmi tes amis virtuels pourrait bien t’apporter de bon? Est-ce nécessaire, dans ce cas, qu’elle soit témoin de tes moindres faits et gestes sur le Web? La réponse est simple, n’est-ce pas!

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