Pourquoi la Journée des femmes est (encore et toujours) importante

Catherine J. Lalonde Catherine J. Lalonde

Le

Spécial jour de la femme ALT

La Journée internationale des droits des femmes, et non pas la Journée de la femme (on est plusieurs et on est toutes différentes, après tout!), est soulignée tous les 8 mars.

Peut-être que tu te demandes c’est quoi le but de fêter cette Journée, au Québec, alors qu’ici on peut voter, s’habiller comme on veut, divorcer, travailler dans n’importe quel domaine… Pourquoi revendiquer et « chialer » alors qu’ailleurs c’est tellement pire et que les femmes ont des VRAIS problèmes?

Bon point, bon point… Oui, on a beaucoup de chance de vivre dans une société aussi évoluée, égalitaire et ouverte. Mais cette Journée vise justement à rappeler les luttes qui restent à faire ici comme ailleurs pour atteindre l’égalité hommes-femmes.

On te présente pourquoi le 8 mars est une date importante

  

Pourquoi elle est nécessaire ailleurs

Partout dans le monde, que ce soit en Russie, en Chine, au Liban, au Pakistan, au Brésil, en Afrique du Sud, les droits des femmes dans leur travail, dans leur vie de famille, sur les réseaux sociaux, en pleine rue sont souvent bafoués.

Dans certaines zones rurales du monde, l’écart de salaire entre un homme et une femme peut être de 40%. Ça veut dire que pour un même emploi et à compétences égales, un gars va gagner 1$ et une fille 40 cennes…

En plus de ça, on parle de graves problèmes :

-De mariages forcés de fillettes

-De l’interdiction de voyager, se marier, travailler ou même voir un médecin sans   l’autorisation d’un homme

-D’excision (mutilation génitale féminine)

-D’homicides tolérés pour protéger l’honneur de la famille

-D’accès à l’éducation, aux produits sanitaires féminins

-D’accès à la contraception, à l’avortement… et ce même aussi proche qu’aux États-Unis

-Et des centaines d’autres situations extrêmes

Pourquoi elle est encore nécessaire ici

Bien sûr, au Québec, les débats et les revendications ne sont pas exactement les mêmes, mais certains thèmes se recoupent (la violence sexuelle faite a été très médiatisée dernièrement avec #moiaussi) et il ne faut jamais oublier qu’on revient de loin. Les femmes n’ont pas pu voter en même que les hommes, ne pouvaient pas devenir médecin et étaient jugées si elles n’avaient pas un enfant par année! Mais, encore aujourd’hui, certains des gains réalisés par nos grands-mères et arrière-grands-mères sont encore fragiles.

Il existe ici aussi, des problèmes alarmants avec statistiques à l’appui. Voici seulement quelques exemples : 

-En 2015, 57 % des travailleurs rémunérés au salaire minimum étaient des femmes. Ça veut dire, notamment, que les femmes risquent encore de vivre plus de pauvreté que les hommes. Et comme 76% des familles monoparentales sont dirigées par une femme, cela peut avoir beaucoup d’impacts sur les familles.

-Les femmes en font toujours plus que les hommes en ce qui concerne le travail domestique et familial. Elles consacrent en moyenne 5,4 heures par jour au travail domestique (ménage, course, etc.) et au soin aux enfants. C’est 1,2 heure de plus que les hommes, une différence de 29%. Cette inégalité est encore plus marquée lorsque l’on tient compte de la « charge mentale » (anticiper, planifier, déléguer).

-Avant même la naissance d’un enfant, les parents se comportent différemment s’ils attendent un garçon ou une fille. La chambre, les jouets, les vêtements, la façon dont la fille sera élevée aura une influence sur sa scolarité, ses choix de vie, sa perception d’elle-même.

-Présentement, seulement 27,2 % des députés à l’Assemblée nationale sont des femmes 

-Selon le ministère de la Sécurité publique du Québec, 82% des victimes agressions sexuelles sont des femmes et une femme sur trois a été victime au moins d’une agression sexuelle depuis ses 16 ans. Et ça, c’est sans oublier que 75% des filles autochtones mineures ont été victimes d’agressions sexuelles. 

Continuons à revendiquer tous ensemble

Il faut comprendre que revendiquer pour des meilleures conditions de vie, de salaire, d’équité, de sécurité, de représentation médiatique et politique, c’est loin d’être du chialage. C’est hyper important et c’est pour ça que plusieurs regroupements féministes travaillent très fort jour après jour, pas juste le 8 mars. Par contre, les droits des femmes d’ici et d’ailleurs, c’est l’affaire de tous ; autant les gars que les filles. C’est bénéfique pour tout le monde de vivre dans un monde où les droits de tous sont les mêmes.   

Toute l’équipe de VRAK veut inciter les femmes et les filles de partout à prendre position, à être fières de qui elles sont, à foncer et à abattre les dernières barrières qui restent afin de créer une société véritablement égalitaire. Vous pourrez le constater grâce aux 5 affiches spéciales publiées sur nos réseaux sociaux le 8 mars. Puis, lors de l’émission ALT (Actualité Légèrement Tordue) de cette semaine où Phil Roy sera entouré que de collaboratrices ! À voir ce soir à 17 h et à 21 h avec Rose-Aimée T.Morin, Roseline Filion, Maude Landry, Caro Fréchette, Catherine Chabot et Valérie Roberts.

#GirlPower

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