Pourquoi les filles n’aiment pas les filles?

Sarah Mottet Sarah Mottet

Le

Fille triste

Pourquoi les filles n’aiment pas les filles? C’est une question que je me suis longtemps posée, adolescente et même jusqu’à aujourd’hui. J’ai toujours eu l’impression que les filles ont tendance à se détester facilement, alors que les gars semblent se supporter les uns les autres. (la fameuse #bromance !).

Plus jeune, j’avais l’impression d’être souvent en conflit avec d’autres filles, voir en compétition. Elle a de plus beaux cheveux que les miens, elle attire plus d’attention que moi, elle est meilleure que moi là-dedans… Je pense qu’on cultive secrètement le stéréotype des filles qui doivent se haïr : comme dans le film Mean Girls. On semble avoir le besoin de se sentir plus haute qu’une autre, de se bitcher et de se jalouser pour ce qu’on a pas. Et ce que ce film nous a bien appris, c’est qu’on peut non seulement le faire seule, mais aussi en groupe !

« [...] Cady Heron atterrit un beau jour dans un lycée de l'Illinois, où elle découvre un univers encore plus exotique, plus mystérieux et plus dangereux que toutes les jungles : le monde des filles. Des cliques de lolitas branchées, riches et assoiffées de pouvoir se disputent âprement ce terrain, où chaque jour est un combat pour être la fille la plus belle, la plus populaire et la plus prestigieuse. »

Ça, c’est le synopsis du film Mean Girl. C’est fou comment ce film est iconique pour ma génération, alors que c’est assez évident : ce n’est pas en entretenant ni en appliquant cette description des gangs de filles (« les lolitas branchées ») qu’on va avancer sur le chemin de la solidarité.

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En tant que femmes, nous sommes déjà confrontées à bien des inégalités, est-ce qu’on peut au moins se supporter entre nous ? Il me semble que rassemblées, on aurait déjà réglé le fait qu’une fille qui couche avec plusieurs gars, c’est pas une salope, et bien d’autres affaires. Sans vouloir faire de la psycho-pop, entre filles, on semble toujours plus en mode « écraser son adversaire », qu’en mode compétition saine.

C’est très possible de vouloir rayonner ou de vouloir se réaliser sans pour autant dévaloriser les autres autours de soi. Aujourd’hui, j’ai une gang de merveilleuses amies que j’aime particulièrement. Je les aime surtout parce qu’on s’élève entre nous, on se félicite, on se célèbre et surtout on ne se juge pas ; on se comprend.

Surtout, je suis fière de dire qu’elles ont les plus beaux cheveux, qu’elles attirent l’attention et qu’elles sont les meilleures dans ce qu’elles font. Et ça fait tellement du bien de pouvoir les reconnaître plutôt que de les envier ! La solidarité entre femmes doit être plus forte. Il faut se voir comme des alliées, pas comme des ennemies. Au final, on gagne beaucoup plus à s’admirer les unes les autres qu’à se piler dessus. C’est à nous de se tenir ensemble pour mieux avancer et pour briser tous les plafonds de verre.

Je laisse la fin à Tina Fey, qui a pas mal raison là-dessus.

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