Pourquoi regarder Instagram me rend triste et anxieuse?

Sarah Mottet Sarah Mottet

Le

Fille entourée de photos polaroid

J’ai assisté dernièrement à une petite conférence entre filles portant sur les réseaux sociaux. Les participantes s’ouvraient sur leur rapport à Instagram et à Facebook, mais, soyons franches, beaucoup plus vis-à-vis Insta... parce qu’on est en 2018. Plein de beaux témoignages sont sortis de cette conversation. La peur de se faire happer par les réseaux sociaux rejoignait la plupart des filles présentes.

Instagram, c’est une plateforme que j’aime beaucoup. C’est l’application que j’utilise le plus selon mon cell, c’est sur celle-là que je m’exprime, que je scroll, que je « double tape », mais qui parfois, je dois l’avouer, me rend down

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Je suis des comptes qui m’inspirent, je pense. Étrangement, j’ai développé une certaine admiration / obsession (le mot est bien choisi ici!) à m’abonner à des comptes de fit girl, d’insta babe, de maison Pinterest et autres… Des gens ou des environnements qui m’inspirent, certes, mais qui, à la longue, finissent par me rendre plus en mode « comparaison » qu’autre chose.

J’essaie de publier des photos qui alternent entre moi, mon chum, mon chat, mes ami.e.s, ma vie, mon travail ; pour ne pas avoir trop l’air d’un profil qui contient seulement des selfies.

J’essaie de ne pas trop modifier mes photos, mais je veux qu’elles respectent un certain esthétisme pour que mon feed «fitte».

J’essaie de projeter une certaine image qui alterne entre le fait que j’aime montrer ma vie quotidienne dans mes stories de façon rigolote, mon chat qui est très cute, ma présence sur des plateaux… Bref, d’avoir une image cool.

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Épuisant, han?

Mon titre est au présent, mais je dois avouer qu’il est plus juste aujourd’hui de dire : Pourquoi est-ce que regarder Instagram me rendait down et que maintenant j’arrive à scroller mon feed sans l’être?

J’ai l’impression d’être passée au travers d’une thérapie virtuelle en voulant m’aider à ne pas sombrer dans Instagram. C’est pernicieux. Notre temps est mangé par notre pouce qui fait défiler des images qui nous semblent, au premier regard, parfaites et qui peuvent finir par nous gruger un peu chaque jour.

Maintenant, quand je vois qu’un.e utilisateur.trice me tombe sur les nerfs, j’unfollow. Quand un compte remet en compte le fait que je me sens bien dans mon appart pas parfaitement Pinterest, ça se peut que je l’unfollow.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par The House On Emily Lane (@emilylaneliving) le


(PS : Mais ce compte m'obsède, carrément, dans le bon sens.)

J’ai appris à adopter un grand lâcher-prise face à mes publications et à leur environnement numérique. Pas de likes? Pas grave, moi je l’aime cette photo!

Ça ne concorde pas dans mon feed? Pas grave non plus. Je n’ai aucun talent pour faire « fitter » un feed anyway!

Encore une fois, il n’y a pas de guide pour se désintoxiquer d’Instagram. Sauf peut-être fermer son compte, mais c’est à mon sens le dernier recours.

À cette petite conférence à laquelle je faisais référence au début de mon texte, la fille assise à mes côtés a avoué avoir fermé tous ses comptes réseaux sociaux depuis maintenant 6 mois. S-i-x m-o-i-s ! Je trouve ça courageux… parce qu’on est en 2018.

Je vous laisse sur cette magnifique rangée de photos provenant de mon Instagram, trois portraits, quasiment identiques, avec le même sourire, la même face et le même style, qui m’ont fait un peu décrocher d'Instagram.

3 photos tirées du Instagram de Sarah Mottet

@sarah_mottet


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