Se bourrer pour mieux se priver après: comment déprogrammer cette vision toxique de l'alimentation

Maude Bergeron

Le

tête fraise - les folies passagères

J’imagine que, comme tout le monde, tu as déjà entretenu l’idée comme quoi tu pouvais te « laisser aller » durant le temps des Fêtes pour te bourrer la face, parce que de toute manière tu allais te « r’serrer la ceinture » en janvier. Ben oui, c’est rien de bien original comme pensée. C’est full commun!

Et c’est pile là que réside le problème.

La culture du régime, c’est quelque chose d’ancré socialement depuis quelques décennies déjà. On nous impose plusieurs idées précises sur ce qu’on a le droit de faire et de ne pas faire en lien avec notre alimentation.

Le quotidien est basé sur des concepts de périodes de privation récompensées par des gâteries. On nous fait accroire qu’on trouvera ainsi un équilibre et une vie saine, mais en fait, on ne fait que vivre dans une perpétuelle montagne russe de frustrations.

 

Il n’y a rien de pire que la privation, que ce soit sur du long terme ou du court terme. S’empêcher de manger des aliments et se restreindre quotidiennement, c’est un aller-simple pour le développement de relations difficiles avec la nourriture. Tout ça, d’ailleurs, est causé par la société, qui nous dicte ce qui est bon et beau, de ce qui ne l’est pas.

On grandit avec ces notions de culture du régime, on est exposé.e.s dès notre plus jeune âge à toutes ces pubs pis ces affaires de shakes de poudre, de barres, de formules magiques pour perdre 30 kg en 3 minutes (j’exagère à peine).

C’est pourtant prouvé que la restriction est nocive pour la santé mentale, comme pour la santé physique. Et puis, être mince n’est pas synonyme d’être en santé, tout comme être gros.se ne signifie pas avoir un rythme de vie malsain.

Il faut déprogrammer toutes ces marches à suivre qu’on nous impose socialement, pour comprendre que la seule manière d’avoir une alimentation saine, c’est en écoutant ses signaux de faim personnels et en variant la nourriture ingérée.

Tu n’as pas uniquement le droit de manger du gâteau durant le temps des Fêtes. Tu as le droit de le faire durant l’année entière. Se priver n’amène rien de bon : seulement de la frustration et une extrême dévalorisation de soi lorsqu’on sent qu’on « triche » en mangeant un aliment supposément interdit.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Manger, ce n’est pas tricher. Tu as le droit d’avoir du plaisir quotidiennement en mangeant des aliments que tu aimes, en respectant ton corps et tous les signaux qu’il t’envoie pour te signifier qu’il a faim et/ou qu’il est rassasié. Ce n'est pas à la société de t'imposer ces choix.


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