Les influenceurs canadiens pourraient s'exposer à des amendes

Catherine J. Lalonde Catherine J. Lalonde

Le

Influenceurs

Du contenu commandité mal identifié? Une publicité cachée? Une invitation média non-déclarée? Les influenceurs web devront faire très attention et être de plus en plus transparents s’ils ne veulent pas s’exposer à des amendes et même à des peine de prison

Tous ceux qui travaillent en collaboration avec des marques de n’importe quelle industrie (maquillage, vêtements et accessoires, aliments, divertissements, voyages, etc.), qui reçoivent des produits gratuitement ou qui sont rémunérés pour en parler devront dorénavant très clairement le dire. Pourquoi? Parce que sinon c’est de la publicité cachée.

Ça veut dire que sur YouTube, Instagram, Facebook, les blogues et toutes les autres plateformes web, les publications de ce type devront absolument être accompagnées des mots-clics comme :

  • #publicité 
  • #ad
  • #sponso
  • #produitsreçus
  • #invitationmédia
  • #collaboration
  • #partenariat

Tu as assurément déjà vu ces mots à la fin et parfois même au début d’un post. C’est très fréquent. Voici un exemple d'Alanis Désilet. 

 

Beaucoup d’argent à faire avec ce type de post

Selon des chiffres récents, il y a un milliard d’utilisateurs mensuels sur Instagram à travers le monde. UN MILLIARD PAR MOIS!

En 2017, pas moins de 8,5 millions de Canadiens étaient inscrits. On estime que d’ici 2021, il pourrait y avoir 12,9 millions de personnes au pays qui consulte l’application de petites photos carrées. Les entreprises y voient une mine d’or! En s’associant aux vedettes de l’heure et aux influenceurs, elles peuvent espérer vendre leurs produits et services aux consommateurs qui sont sur ces plateformes.

C’est pour cela que, par exemple, qu’Alicia Moffet est ambassadrice de Coca Cola, que McDo s’associe avec PL Cloutier et plusieurs compagnies de maquillage demandent à Cynthia Dulude de faire de la promo. Notons que ces trois top influenceurs québécois le mentionnent toujours lorsqu’il s’agit d'une publicité, d'un partenariat ou d'un produit reçu.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

🎅Concours! 🎅 C’est le dernier giveaway de Noël! Pour découvrir tout ce que McDo pourrait vous faire gagner, glissez la photo vers la gauche! - Une carte cadeau McDonald’s d’une valeur de 75$ - Des bas de Noël à l’effigie de McDonald’s - Une doudou de Noël à l’effigie de McDonald’s - Un petit sac qui contient une tasse à café et sac de café McCafé pour la maison - Et un sac à dos tendance de style Big Mac Pour participer, il faut: Être abonné à @plcloutier et @McDoCanada Mettre un emoji qui représente ce que tu aimes le plus commander chez McDo dans les commentaires! Le tirage aura lieu le 22 décembre à 23h59, et le gagnant sera contacté par DM. #McDo #pub

Une publication partagée par PL Cloutier (@plcloutier) le

 

On peut présumer que si c’est payant pour les entreprises de s’associer à des influenceurs, c’est aussi payant pour eux d’accepter certaines de ces offres. C’est souvent comme ça que ces personnes gagnent leur vie, ne l’oublions pas.

Oui, il y a eu des plaintes...

Si la plupart des vedettes québécoises des réseaux sociaux utilisent les bonnes méthodes de travail, ce n’est pas le cas pour tout le monde.

L’organisme des Normes canadiennes de la publicité aurait reçu une cinquantaine de plaintes au Québec en deux ans. Des règles claires existaient déjà pour encadrer le travail des influenceurs, mais il reste du travail à faire.

Des gros risques pour ceux qui s’en foutent

Ceux et celles qui ne respectent pas les règles pourraient en payer le prix. Au Canada, il est interdit de faire des publicités fausses ou trompeuses. Ce qui veut dire qu’un influenceur qui reçoit de l’agent d’une marque de chips pour dire : « OMG je capote sur cette nouvelle sorte! J’en ai mangé un sac complet devant Netflix! », mais qui ne dit pas qu’il a été payée c’est illégal. Même chose pour une influenceuse qui écrit : « J’ai fait faire mes ongles au Salon XYZ! Ils sont les meilleurs en ville !», mais qui ne mentionne pas que sa manucure ne lui a rien coûté en échange de la publication. Cette personne pourrait se faire... taper sur les doigts (ok, joke poche de vernis à ongles.)

Les stars du web qui contreviennent aux règles pourraient devoir payer des amendes jusqu’à 750 000$ et même possiblement risque la prison. C’est ce que mentionne le Bureau de la concurrence du Canada qui a le mandat de protéger les consommateurs du pays.


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