Quand le spm devient un problème de santé... et que personne ne te croit

Maude Bergeron

Le

menstruations - les folies passagères

Tout le monde a déjà entendu parler des syndromes prémenstruels, même les personnes ne possédant pas d’utérus. Les règles commencent à ne plus être un tabou et on peut désormais en parler sans se faire trucider du regard. Par contre, il existe encore à peu près 4032 préjugés autour de ce sujet. Des préjugés qui nuisent pas mal à toutes les personnes menstruées, parce que leurs douleurs sont banalisées et invalidées. Pis ça, comme tu t’en doutes, c’est pas très l’fun.

J’ai un parcours personnel assez spécial en lien avec mes chères amies les menstruations. Depuis la première fois où mon vagin a saigné, je peux sans aucun doute affirmer que j’ai souhaité mettre fin à cette amitié non-désirée à peu près mille millions de fois.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Ç’a toujours été difficile, souffrant et donc ben tannant. Déjà au secondaire, je manquais une à trois journées d’école par mois juste à cause des douleurs au ventre, au dos et aux jambes. J’étais faible et complètement incapable de fonctionner. Plus tard, à la fin de l’adolescence, j’ai commencé à ressentir d’énormes baisses de moral et de motivation. Mon psychologique a commencé à trainer d’la patte sur toute qu’un temps, ça, je peux te le dire.

Toutes les fois durant lesquelles je me suis confiée à une personne oeuvrant dans le milieu médical, on m’a dit que c’était normal d’avoir des «tites» crampes. On m’a prescrit la pilule contraceptive, qui m’a donné des effets secondaires indésirables. On m’a installé un stérilet, qui m’a aussi donné des effets secondaires indésirables.

On m’a d’ailleurs dit que c’était peu probable que la pilule et le stérilet me causent des effets secondaires.

T’SÉ, QUAND TOUTE VA BEN PIS QUE TOUT LE MONDE TE CROIT. #Not

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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C’est seulement après (roulement de tambour) une dizaine d’années à souffrir mensuellement que j’ai entendu parler du trouble dysphorique prémenstruel.

Ça, c’est une forme sévère de SPM. C’est un trouble de santé qui peut causer une variété de symptômes physiques et mentaux très difficiles à vivre: fatigue extrême, trouble du sommeil, douleurs physiques, migraines, changement d’appétit rapide, déprime, anxiété, idées noires, crises de panique, humeur changeante, perte d’intérêt envers les activités quotidiennes, fort sentiment de désespoir, irritabilité, etc.

Juste des affaires full le fun. Non, pas vraiment.

J’ai commencé à m’informer sur ce sujet et c’est avec étonnement que j’ai découvert des témoignages excessivement nombreux de personnes ayant le même parcours que moi. Le point commun central, à part les symptômes : la banalisation du vécu.

Très peu de professionnel.les de la santé semblent parler de ce trouble lorsque des personnes mentionnent vivre des difficultés en lien avec leurs règles. Pourquoi? Parce qu’on revient encore une fois dans les préjugés sexistes acquis qu’on entretient même inconsciemment, comme quoi ces douleurs ne sont pas si pires. Qu’on exagère, qu’on est douillettes pis chialeuses. C’est juste un SPM, qu’on nous dira en coeurs pis en canons.

Non, ce n’est pas de la faiblesse pis du chialage. Ces douleurs sont réelles, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Et si tu ressens toi-même ces douleurs, tu as le droit d’obtenir un suivi et un traitement adapté si tu le souhaites.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Il y a différentes façons de prendre en charge un trouble dysphorique prémenstruel pour en diminuer les symptômes. Toutes les situations sont différentes, et il est important d’en parler avec ton ou ta médecin de famille. En mentionnant directement le nom du trouble, tu pourras ainsi en discuter pour obtenir des informations.

Ce n’est pas juste un p’tit SPM et tu n’as pas à tolérer ces maux qui affectent ta vie.


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