J'ai perdu près de 100 lbs en moins d'un an

corps ronds - les folies passagères

En moins d’un an, j’ai perdu près de 100 lbs. Mon corps a évidemment changé, a.k.a. rapetissé en largeur, ce qui m’a valu de nombreux compliments.

J’ai reçu une pluie (ou devrais-je plutôt dire un orage) de « félicitation-wow-bravo », à grands coup de regards émerveillés. On me trouvait donc ben belle, donc ben bonne d’avoir réussi cet exploit ô combien fantastique à leurs yeux, ou plus précisément, aux yeux de la société qui déteste tant les corps gros.

Sans même me saluer ou me questionner pour savoir comment j’allais, on me garrochait ces compliments en prenant pour acquis que ma perte de poids était un choix. Pis en plus, en étant persuadé.e.s que j’avais maigri pour devenir plus belle et en meilleure santé.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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L’affaire, c’est que je ne suis pas une exception. Tout le monde, et ici je n’exagère pas du tout quand j’écris tout le monde, est touché.e par ces idées. Pourquoi? Parce qu’on nous apprend à penser ainsi depuis l’enfance.

On entretient collectivement une haine pour la graisse, les bourrelets et les corps hors-normes. C’est parfois inconscient, mais c’est très facile à constater en s’y attardant un instant.

Le simple fait de se décrire comme ayant l’air gros.se quand on trouve qu’on est laid.e dans une cabine d’essayage, c’est une preuve frappante.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Non, se sentir mal dans un morceau de linge, ce n’est pas avoir l’air gros.se. Non, les personnes grosses ne sont pas laides, ni automatiquement en mauvaises santé.

Le fait de complimenter une personne qui a maigri en lui disant qu’elle est vraiment belle maintenant, c’est insinuer qu’elle l’était moins avant, lorsqu’elle était grosse. C’est hyper violent et malsain, et surtout, c’est le type de propos qui peut propulser vers la peur d’engraisser, et vers les troubles alimentaires.

La vérité, c’est qu’il existe autant de raisons derrière une perte de poids que de personnes qui subissent ce changement. Il faut arrêter de penser toujours que c’est voulu pis que c’est pour des raisons esthétiques.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Je n’ai pas choisi ma perte de poids. Les raisons ne regardent personne d’autre que moi-même et je ne devrais même pas avoir à me justifier. C’est pourtant ce qu’on m’impose quotidiennement, parce que ça semble tellement impossible de maigrir pour d’autres raisons que pour améliorer son apparence.

Ma perte de poids est liée à un effet secondaire d’un médicament que je prends pour un trouble de santé chronique. Pour d’autres, ça peut être lié à la présence d’une maladie, ou même à un deuil ou une épreuve difficile.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Il faut cesser de complimenter les pertes de poids, tout en condamnant les prises de poids. L’apparence d’une personne et les changements corporels ne sont pas matière à discussions, sauf si la personne elle-même amène le sujet.


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